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Cours d’histoire des sciences

Paris 1, L3, année 2020/2021

 

Laurent Loison

CR (IHPST, CNRS)

laurentloison@yahoo.fr

 

 

Intitulé : L’histoire des sciences : objets, méthodes, ambitions

 

 

Descriptif :

 

            L’histoire des sciences, et en particulier dans le contexte français, a longtemps été pratiquée au sein de la philosophie. La professionnalisation du champ de l’histoire des sciences, à compter surtout des années 1960, s’est accompagnée d’une volonté d’autonomisation vis-à-vis de cette dernière. L’histoire des sciences, aspirant à se constituer comme discipline scientifique authentique, s’est alors davantage tournée vers l’épistémologie de l’histoire générale et vers la nouvelle sociologie des sciences. Il en résulta un certain nombre de « tournants » (vers l’histoire institutionnelle, vers celle des pratiques (« practice turn »), etc.) censés avoir renouvelé et enrichi les perspectives de la recherche. Ce cours se propose d’éclairer cet éclatement du champ de l’histoire des sciences, où les objets, les méthodes et les ambitions font dissensus.

            La première partie sera consacrée à l’histoire philosophique des sciences telle qu’elle fut longtemps pratiquée au sein de la philosophie au cours de la période 1830-1960. Genre à part entière, elle donna lieu à des œuvres qui constituent toujours aujourd’hui des jalons incontournables (Auguste Comte, Pierre Duhem, Alexandre Koyré, etc.). La deuxième partie se concentrera sur l’évolution du champ de l’histoire des sciences depuis le début des années 1960 et la parution de l’opus magnum de Thomas Kuhn, The Structure of Scientific Revolutions (1962). Il s’agira de comprendre comment l’histoire des sciences a voulu se constituer en pratique scientifique (empirique), quitte à nier la spécificité de la science (sociologie relativiste des sciences). La dernière partie traitera de l’histoire épistémologique des sciences, qui s’est trouvée marginalisée par la montée en puissance de l’histoire professionnelle des sciences. Pour autant, nous montrerons que, au delà des canons canguilhémiens, et en réactivant d’une certaine manière l’intention d’Ernst Mach, il est possible de renouveler l’histoire épistémologique des sciences selon une perspective ouvertement critique et présentiste : c’est-à-dire tout à la fois informée par et dirigée vers la science du présent.

 


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